Eddie Barclay invite Daniel à
diner, après l'écoute de cette chanson, et il lui dit "on l'a
fait contractuellement, mais tu en vendra trois comme les deux autres, alors
après, ciao. Et si jamais tu en vends cent mille, là, Daniel,
je te taille une pipe.
"Un an plus tard, Barclay vient le voir
à l'Olympia et Daniel l'accueille en robe de chambre dans sa loge.
Il ouvre le peignoir et lui dit: "Alors, Eddie, cette petite pipe ?".
Propos de Phiilippe Constantin, extrait du
livre "Balavoine" de Gilles Verlant.
Sur cette chanson non autobiographique, Daniel
Balavoine dira : "Ce que raconte "Le chanteur", c'est ce que pensent tous
les jeunes qui se lancent dans cette carrière. On ne s'y engage pas
sans penser qu'on va y réussir, qu'on va devenir le meilleur..."
Le chanteur que Daniel Balavoine décrit
dans cette chanson veut tout avaler, avaler vite mais il ne débouche
pas sur le bonheur. Il n'y a pas de calme, pas de paix, pas de moment de tranquilité
ni de répit dans cette existence d'affamé que décrit
Daniel. De la frénésie, oui. Des instants d'intense satisfaction,
oui ! Mais guère rassurants. D'autant que, Balavoine l'affirme, la
mort est au bout...
Extrait du livre de Geneviève Beauvarlet.